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L’incontournable thé Earl Grey. L’imprimante 3D Replicator de MakerBot au CES

par Administrateur ‎04-05-2012 04:14 PM - modifié ‎04-05-2012 04:20 PM

Le thé Earl Grey était l’une des boissons préférées du capitaine Picard, qu’il a d’ailleurs souvent commandé dans Star Trek : La Nouvelle Génération. Toutefois, il ne le commandait pas d’une personne et ne le faisait pas non plus avec une bouilloire ou une théière futuristes, il le demandait à un ordinateur qui le matérialisait comme par magie, bien chaud et parfaitement infusé chaque fois. Le réplicateur pouvait non seulement faire de la nourriture, il pouvait aussi faire de petits objets. Dans l’économie de l’avenir, qui aura besoin d’argent alors que vous pourrez faire tout ce que vous voulez sur demande? Parmi toutes les technologies futuristes présentées dans Star Trek : La Nouvelle Génération, la technologie que partageaient le réplicateur et le téléporteur était probablement la plus exagérée du film. En 1989, lorsque j’ai regardé La Nouvelle Génération, j’étais loin de me douter que cette même technologie existerait de mon vivant, bien que dans une forme beaucoup moins sophistiquée.

 

MakerBot Industries a été un des pionniers de la révolution de l’impression 3D. Bien que cette technologie existait déjà au début des années 1980, avant l’arrivée de MakerBot, il ne s’agissait que de grosses machines coûteuses à des fins industrielles. Bien que les imprimantes de MakerBot ne soient pas exactement bon marché comparativement à votre imprimante à jet d’encre, elles affichent certainement un prix accessible pour les petites entreprises, les artistes ou les amateurs.

 

marketbot.jpg

 

Attendez une seconde! Je vous parle de MakerBot, de l’impression 3D et des réplicateurs alors que je n’ai même pas expliqué les rudiments de leur fonctionnement! En fait, contrairement au réplicateur de Star Trek, les imprimantes 3D actuelles peuvent réellement faire apparaître quelque chose comme par magie. Elles nécessitent toujours des matières premières pour fonctionner et la série d’imprimantes de MakerBot utilisent du plastique ABS, qui est d’abord fondu puis extrudé par une tête d’impression 3D afin de donner forme à l’objet imprimé, en fonction du fichier numérique que votre ordinateur a transmis. Jusqu’à maintenant, les imprimantes de MakerBot ne pouvaient imprimer qu’une seule couleur de plastique à la fois, mais avec la nouvelle imprimante Replicator, vous pouvez maintenant imprimer deux couleurs en même temps, une première pour MakerBot. Même si cela ne semble pas être extraordinaire, ce l’est dans le domaine de l’impression tridimensionnelle, c’est presque aussi important que le passage de l’impression en noir et blanc à l’impression laser couleur. Le Replicator a été présenté au CES cette année, et vous pouvez le voir en action dans ma vidéo ci-dessus. Finalement, elle a aussi remporté trois récompenses convoitées au CES, y compris le prix « Meilleur produit du CES 2012 par le CNET ».

 

marketbot_examples.jpg

 

 Une fois la vidéo visionnée, vous pourriez vous dire : « Tout ça, c’est bien beau, mais comment cela s’applique à moi? Ce n’est pas tout le monde qui peut s’empresser d’acheter une imprimante 3D à 2 000 $. » C’est tout à fait vrai, mais je persiste à penser qu’il y a quand même des raisons de s’enthousiasmer de l’impression tridimensionnelle.

La technologie permet à plusieurs artistes de créer de très belles choses (comme ces carapaces imprimées pour des crabes bernard-l’hermite qui ne peuvent se trouver de carapaces naturelles convenables), et permet aussi aux jeunes créateurs de réaliser physiquement leurs conceptions alors qu’ils y travaillent. Vous ne possédez peut-être pas une imprimante 3D pour le moment, mais vous pouvez quand même concevoir de belles choses à imprimer, télécharger la conception depuis le site thingiverse.com de MakerBot, qui est un répertoire en ligne de conceptions imprimables en 3D téléchargeables et utilisables, et partager votre vision avec le monde. Vous pouvez aussi vous joindre à une entreprise collective, comme hacklab.to ou Site3 à Toronto, ou Vancouver Hack Space, et de partager l’utilisation d’une imprimante 3D avec d’autres personnes, afin d’imprimer vos conceptions.

 

De plus, le fait que cette technologie existe aujourd’hui et qu’elle soit déjà devenue « abordable » en si peu temps, permet de croire que ce n’est qu’une question d’années pour que le coût d’une imprimante 3D passe de 2 000 $ à 200 $, comme l’indique cet article à propos de l’imprimante 3D RepRap à technologie ouverte. D’ici là, la technologie aura considérablement évolué et les imprimantes pourront concevoir des objets plus détaillés, plus rapidement et à moindre coût. Peut-être que d’ici là nous aurons réglé le dernier problème nous permettant d’obtenir des résultats comparables à ceux du réplicateur de Star Trek : Comment prendre les objets que vous avez imprimés et les recycler afin d’imprimer autre chose à l’aide des matériaux recyclés?

 

Bien que je sois certain que je ne pourrai pas imprimer une tasse de thé Earl Grey de mon vivant, je suis presque certain que dans 10 ou 15 ans, je pourrai créer plusieurs articles domestiques que j’utilise à la maison, ce qui est à mon avis extrêmement futuriste.

 

Nous pouvons maintenant faire un Holodeck en bonne et due forme.

 

Vous pouvez en savoir davantage à propos de l’impression 3D sur Wiki, et à propos de MakerBot sur leur site officiel.

 

Si cela vous intéresse, vous pouvez découvrir certaines entreprises collectives dont les membres utilisent une imprimante 3D, en visitant les sites hacklab.to, Site3 et Vancouver Hack Space - et je suis certain qu’il en existe d’autres au Canada.

 

 

 

par Alex-Davies (tous les liens sont en Anglais)

Commentaires
par Expert reconnu FS_JF Expert reconnu le ‎04-08-2012 10:32 AM

Je sais ce que je demande à Papa Noël cette année.... :smileyvery-happy:

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